Darivath Mey, 24 ans : “Une politique plus à l’écoute”

Darivath Mey* (à droite sur la photo) a seulement 24 ans. De son jeune âge, il s’impose peu à peu dans le monde politique de son département. Aujourd’hui élu Les Républicains de l’opposition à la Verrière (Yvelines), il essaye chaque jour de changer le visage d’une ville qu’il trouve laissée à l’abandon. Son prochain objectif : les législatives, en tant que responsable de la campagne de Jean-Michel Fourgous dans la 11ème circonscription des Yvelines.

 

Quel événement, quelle rencontre t’a donné envie de te lancer en politique ?

J’ai toujours été passionné par la politique, c’est de famille. Mon oncle était un élu à Montreuil. Donc depuis toujours avec eux, le dimanche, on parle politique. Je vois la politique comme une science. Une science qui demande une certaine hauteur de vue, un certain regard, pour pouvoir proposer un modèle de société, de civilisation pour les générations d’aujourd’hui et de demain. J’ai décidé de me lancer en 2013, après ma rencontre avec Nicolas Dainville (aujourd’hui Conseiller municipal d’opposition a La Verriere ndlr), qui voulait se présenter aux élections municipales de 2014 dans la ville La Verrière. J’ai eu envie de le suivre, et nous avons décidé de créer notre liste : « Ensemble, faisons réussir La Verrière ». Malheureusement, nous avons perdu à 40,4% des voies. Mais grâce à ce score inouï pour quelques mois de campagne, nous avons pu obtenir le nombre maximum de sièges dans l’opposition. C’était déjà une victoire en soi.

Tu es très jeune dans ce milieu, comment les membres de ton camp politique voient ton implication ?

Je ne reçois que du positif depuis le début de mon engagement. Mais je me rends compte que je suis loin d’être le seul jeune engagé ! J’aimerais saluer tous les jeunes qui s’investissent en politique. C’est du temps, parfois quelques sacrifices, beaucoup d’énergie, mais il n’y a rien de plus beau que de s’engager pour son pays. Si je n’étais pas crédible aux yeux des autres, je ne serai pas soutenu par tant de Verrièois(es). Si je n’avais pas su mobiliser une équipe et convaincre les habitants de ma ville, je n’aurais jamais pu être élu. Et même si je suis aujourd’hui dans l’opposition, je reste très soutenu, c’est le plus important.

Et comment tes proches, notamment tes amis, ont vu, jugé ton engagement politique ?

Les réactions ont été globalement positives. Rares sont ceux qui se sont éloignés à cause de mon engagement. Certains ont décrété que j’étais un « corrompu », mais j’ai su rester indifférent. Ce qui compte, ce sont mes actions.

Que fais-tu pour réussir à t’imposer dans un tel milieu ?

Je ne cherche pas à m’imposer, je tiens à rester moi-même. La politique, ça n’est pas forcément débattre, parler plus fort que les autres, c’est aussi suggérer, proposer, essayer de créer des points entre des idées parfois divergentes. Et c’est ce que j’essaye d’apporter dans ma ville.

De ton jeune âge, que penses-tu pouvoir apporter a ta ville/ta circonscription ?

J’essaye de faire une politique plus à l’écoute, plus compréhensive mais aussi plus réactive face à la jeunesse. Le problème de la commune dans laquelle je travaille, majoritairement à gauche, c’est qu’il y a tout à refaire, ou faire. Nous avons un taux de chômage qui atteint plus de 15%, le double de la moyenne des Yvelines. Mais il y également un problème de sécurité, avec des rixes fréquentes entre personnes de différents quartiers… Je veux casser la ségrégation sociale violente de la banlieue, en créant une politique de l’urbanisme plus moderne, plus efficace. Mais il faut aussi créer de l’emploi, en cela en créant une structure favorisant l’entrepreneuriat avec l’aide d’une pépinière d’entreprise ou grâce à une Maison de l’Emploi. Notre ville est profondément endormie depuis plus de 30 ans, il faut la réveiller, et initier des projets !

 

* Darivath Mey est un jeune diplômé d’une licence d’Administration Economique et Sociale, spécialité ressources humaines à l’UVSQ, et d’un mastère en Entrepreneuriat à Novancia Business School Paris (Maintenant ESCP). Il est également un jeune business developper qui a fait ses armes dans des start-up, des cabinets de conseil ou des associations d’Etat permettant le développement de l’entrepreneuriat comme l’association IES (Incubateurs de l’Enseignement Supérieur). Darivath est aussi membre fondateur d’une association humanitaire : le Rotaract Club de Versailles.

Margot Dulard