Elections Législatives : mode d’emploi

Premier combat politique de chaque nouveau président de la République en France, les élections législatives ont pour objectif d’élire les représentants des différents partis à l’Assemblée nationale. Comment se déroule ces élections ? Qui peut voter ? Pour vous, Nous Président explique le mode fonctionnement de ces élections ô combien important pour le président de la République.

Organisé généralement au mois de juin (cette année du 11 au 18 juin), les élections législatives interviennent juste après le deuxième tour des élections présidentielles. Les électeurs sont ainsi invités à se rendre à nouveau aux urnes afin d’élire (au scrutin majoritaire) les 577 députés  qui siégeront à l’Assemblée nationale (539 en France métropolitaine, 19 dans les départements d’Outre-Mer, 8 dans les collectivités d’Outre-Mer et 11 représentants les Français de l’étranger.) Chaque parti politique est invité à présenter une liste de candidats investis avant une date butoir convenue en avance.

577-deputesA noter que cette année, le nouveau président de la République, Emmanuel Macron, a décidé de poursuivre la politique mise en place par son prédécesseur Nicolas Sarkozy (et appliquée également par François Hollande) qui préconise la sortie du gouvernement de chaque personnalité nommée par le Premier ministre et également candidates aux élections législatives, en cas de défaite.

Au total, ils sont six ministres et secrétaires d’État du gouvernement actuels à être concernés par cette règle. Il s’agit notamment de Richard Ferrand (candidat dans le Finistère), Bruno Le Maire (L’Eure), Annick Girardin (Saint-Pierre et Miquelon), Marielle de Sarnez (11e circonscription deParis), Christophe Castaner (Alpes-de-Haute-Provence) et enfin Mounir Mahjoubi (16e circonscription de Paris).

Pour les électeurs, les conditions de vote demeurent les mêmes que lors de l’élection présidentielle. En effet, pour voter il faudra être âgé de dix-huit ans, être de nationalité française, ne pas être privé de ses droits civiques et être inscrit sur les listes électorales de sa commune. Pour ce vote, la procuration est également possible.

Pour les candidats, les règles diffèrent un peu. Ainsi, le candidat qui aura recueilli le meilleur résultat au second tour sera élu, même à la majorité relative. De même que les candidats qui auront recueilli la majorité absolue des suffrages exprimés, représentant au moins 25% des électeurs inscrits, seront élus dès le premier tour.

Et si toutefois, un second tour  s’avère nécessaire, les candidats qui auront obtenu un nombre de voix au moins égal à 12,5% des électeurs inscrits, pourront se présenter à nouveau. Cependant, si aucun candidat ne remplit cette condition, les deux candidats ayant obtenu le plus de voix au premier tour, pourront alors se présenter légitiment.

Mais cependant, en cas d’égalité entre deux candidats au second tour, un cas de figure certes très rare  mais bien réel et inscrit dans la constitution rentre en vigueur. En effet, dans cette situation, c’est le candidat le plus âgé qui sera élu au bénéfice de l’âge.

Après premier tour (qui aura lieu le 11 juin 2017), les services administratifs de l’Assemblée nationale accueilleront les candidats élus ou réélus au premier tour le 12 juin, puis ceux élus au second tour le 19 juin. Ces nouveaux élus politiques recevront pour l’occasion chacun une mallette contenant l’écharpe tricolore, l’insigne porté dans des cérémonies publiques, appelé «baromètre» du fait de sa forme, , la carte d’identité de député, des codes informatiques (qui offriront l’accès à des services informatiques) et une cocarde à apposer derrière le pare-brise d’un véhicule.

L’ouverture de la XVe législature aura lieu le 27 juin, jour de l’installation du bureau d’âge et de l’élection du nouveau président de l’Assemblée nationale. L’élection aura lieu au scrutin secret à la tribune, dans l’Hémicycle.

Durant ces élections législatives, les électeurs Français ont généralement tendance à donner la majorité politique au président récemment élu. Mais aujourd’hui, avec le renouvellement de la classe politique et l’émergence du mouvement « En Marche ! », l’issue de ce scrutin est plus que jamais incertaine. De ce fait, constituer une majorité suffisante dans l’Hémicycle se révèle quasiment être un grand défi pour le nouveau chef de l’Etat, Emmanuel Macron… Rappelons qu’en cas d’échec, le président de la République sera dans l’obligation de mettre en place une cohabitation avec le parti vainqueur du scrutin. Il faut remonter en 1997, pour retrouver les traces de ce dernier cas de figure. A l’époque, Jacques Chirac fut contraint de nommer  le socialiste, Lionel Jospin, comme Premier ministre.

 

Jeriko Kossa