Généralisation d’Erasmus, 13e mois : que propose Macron pour les jeunes ?

Mais que propose t-il concrètement pour les jeunes ? De sa réforme du bac à ses propositions économiques, que doit-on en retenir ?

Macron n’a pas de programme !” On l’a beaucoup entendu ces dernières semaines dans la bouche de ses opposants politiques. Il n’en reste pas moins qu’à quelques jours du premier tour, il s’est décidé à parler de son projet pour la France. Passage en revue de ses propositions.

Son programme économique : boulet pour les jeunes ou libéralisme heureux ?

En terme d’économies, Emmanuel Macron propose une réduction des cotisations payées par les salariés, par les indépendants et par les fonctionnaires. Avec cette mesure, il espère :

  • Donner 500 euros supplémentaires nets par an pour un salaire de 2200 euros nets par an. 
  • Les smicards devraient pouvoir bénéficier d’un 13e mois de salaire, soit 1000 euros de net de plus chaque mois.
  • Rétablissement les exonérations de cotisations sociales sur les heures supplémentaires, tout en ouvrant les droits à l’assurance-chômage et aux salariés qui démissionnent.


Aussi, dans son programme, le candidat qui n’a de cesse d’engranger des soutiens promet un effort “sans précédent” sur la formation pour 1 million de jeunes peu ou pas qualifiés. L’apprentissage sera aussi boosté à travers un développement des périodes de pré-apprentissage et des filières en alternances dans tous les lycées professionnels.

Du côté des mesures repressives,  Emmanuel Macron l’annonce : l’insuffisance des efforts de recherche d’emploi ou le refus d’offres raisonnables entraîneront la suspension des allocations.

Un programme éducatif repensé, un vrai plus pour les jeunes ?

On ne peut pas évoquer le programme d’Emmanuel Macron sans évoquer ses différentes réformes liées à l’école.

  • Il souhaite ainsi donner la priorité à l’école primaire avec pour objectif que tous les élèves sachent lire, écrire et compter en arrivant en 6e.
  • Les zones prioritaires sont particulièrement bien traitées dans le programme du candidat d’En Marche, il souhaite limiter à 12 élèves par enseignant la taille des 12 000 classes de CP et de CE1 dans ces zones. Les enseignants présents dans ces zones recevront ainsi une prime : 3000 euros net supplémentaires. Il se donne également un objectif clair : 3 ans d’expériences d’ici 2022 pour les enseignants affectés dans ces zones prioritaires.

Mesure étrange, et pourtant bien inscrite dans ses engagements présidentiels :

  • Emmanuel Macron souhaite interdire l’usage des téléphones portables dans l’enceinte des écoles primaires et des colléges. Une mesure pourtant déjà mise en oeuvre dans la plupart des établissements…

Son projet présidentiel vise aussi à donner plus de libertés et d’autonomie aux équipes éducatives qui seront “suivies et évaluées”. Cette formation des enseignants sera adaptée à ce nouveau cadre de contrôle.

Apprentissage, Erasmus et culture 

Il y a quelques jours, Emmanuel Macron présentait son programme. Ici, en vidéo :
Dans sa logique de “progressisme”, le projet de Macron met particulièrement l’accent sur l’apprentissage.

  • Le rétablissement de parcours bi-langues aura lieu dès le collège, tout comme les parcours européens, le grec et le latin.
  • Le projet jeunesse d’Emmanuel Macron repose aussi sur la généralisation d’Erasmus  dans le but de l’étendre aux apprentis pour 200 000 étudiants qui partiront chaque année dans un pays de l’Union Européenne. Cela rentre dans une politique de renforcement de l’Union Européenne et du marché unique.      
  • 4 matières obligatoires à l’examen final du BAC, le reste étant en contrôle continu. Dans le supérieur, le programme de Macron propose davantage d’autonomie, avec 80 000 places ouvertes dans les filières professionnelles. 80 000 toujours, c’est le nombre de logements qui seront construits pour les jeunes.

La culture est un élément clé du programme du candidat, et il compte bien en faire profiter les jeunes. Avec le « Pass Culture », les Français de 18 ans pourront effectuer 500 euros de dépenses culturelles, et au passage le budget du ministère de la culture restera stable. 

Nacer Boubekeur