Législatives : ces candidats de tous bords qui adhèrent à l’idéal Macron

Ils sont jeunes, issus de la société civile, engagés, ils représentent la nouvelle génération d’hommes et de femmes politiques, celle voulue par Emmanuel Macron. Pourtant, ils ne sont pas tous macronistes.

En 2017, tous macronistes

C’est peut-être la preuve que le projet politique d’Emmanuel Macron séduit les Français. Manon Laporte, élue LR, Ryadh Sallem, soutenu par Anne Hidalgo ou encore Sylvain Maillard, ancien porte-parole d’Emmanuel Macron. Trois candidats aux législatives aux parcours différents. Aux engagements politiques différents. Et qui pourtant tiennent tous le même discours.

“Ce n’est pas un métier c’est une passion.” “Je souhaite que les citoyens se réapproprient la politique.” Ces deux phrases, Emmanuel Macron aurait pu les prononcer. Mais elles ne viennent pas de lui. Ce n’est pas non plus Sylvain Maillard, son ancien porte-parole et candidats aux législatives.

Même sans l’étiquette En Marche! certains se sentent proches de Macron

Ces deux phrases ont été prononcées par Ryadh Sallem et Manon Laporte, candidats aux législatives. Ils ne militent même pas pour En Marche!. L’un est candidat de la société civile, soutenu par Anne Hidalgo. L’autre est investie par LR.

Manon Laporte est conseillère municipale à Montreuil. Comme elle nous l’explique, elle s’est investie dans cette ville pour pallier au problème du chômage. Avocate de profession, elle refuse qu’on lui retire son étiquette de la société civile. Même si elle a été investie par LR aux législatives.

Son combat : porter la voix de ses administrés. “J’aime les conseiller, ils me traitent d’abord comme une avocate.” Discuter, organiser des réunions, c’est aussi la position de Ryadh Sallem. “C’est tout le temps visiter, voir ce qui ne va pas, discuter… Je veux être à l’approche.”

Le candidat a été contacté par Anne Hidalgo pour présenter sa candidature.

Une seule volonté, rendre le pouvoir au peuple

Mais il se présente seul, sans l’étiquette socialiste. Le but c’est de garder son ancrage dans la société civile. Très engagé au niveau associatif, il veut rendre l’Assemblée nationale plus fair play. Le jeu des partis politiques, il n’en peut plus. Ce qu’il souhaite, c’est instaurer un minimum de travail d’équipe. Notamment dans les commissions.

Tout comme Manon Laporte d’ailleurs. Les deux candidats ne se sentent pas attachés aux partis qui les soutiennent. Tous les deux disent “si une loi est bonne je la voterai, sinon, je dirais ce qui ne me plaît pas.”

Chez En Marche! on ne peut que s’en féliciter

Sans surprise, ce discours, Sylvain Maillard tient exactement le même. Et c’est sans doute la raison pour laquelle il est le seul candidat à avoir été élu dès le premier tour. Le nouveau député de Paris a le même âge qu’Emmanuel Macron. Il l’a rejoint dès la création de son mouvement l’année dernière.

Cela lui a demandé de se retirer de LR où il soutenait la candidature d’Alain Juppé à la primaire. Ce n’est donc pas un élu issu de la société civile. Mais il est porté par la même vision de la France que ces deux anciens employeurs.

Son credo : “L’intérêt général doit primer.”

La République en marche a créé un mouvement dans la société française. Celui d’une génération portée par l’ambition d’insuffler un nouvel ordre social. Espérons qu’ils réussissent leur pari.

Camille Evangelista