Marie Lebec : Les législatives a seulement 26 ans pour les Yvelines

Investie en politique depuis l’âge de 16 ans et ex attachée parlementaire, Marie Lebec, a connu un parcours dense. Candidate aux législatives investie pour En Marche Yvelines, face à Ghislain Fournier, elle raconte pour Nous Président son parcours et ses objectifs pour le département, si on venait à l’élire les 11 et 18 juin prochains.

A 26 ans, Marie Lebec, ex Sciences-Po Bordeaux est aujourd’hui candidate aux législatives, investie pour En Marche Yvelines. « J’ai déposé une candidature avec du soutien local », explique la jeune femme avec simplicité. Pourtant, Marie a créé sa propre chance, enchainant les meetings avec ses parents, les rencontres au Conseil Municipal des jeunes de sa ville et les lectures complexes, à seulement 16 ans. Parmi ses plus beaux ouvrages, la biographie de Churchill, par François Kersaudy. Elle lui est apparue comme une évidence, comme un besoin de s’inspirer d’un grand orateur pour les années à venir.

« Je me suis retrouvée dans certains traits de la personnalité de ce politique, notamment dans sa volonté de ne pas abandonner et de ne pas accepter la fatalité. J’aime son sens de l’engagement pour son pays, dans lequel je me retrouve », se souvient-elle. Plus tard, elle sera militante sarkoziste, avant d’être déçue de la dissolution de l’UMP en 2012.

Macron, son espoir de parité

Enfin, après plusieurs années de réflexion, elle se tourne vers les marcheurs. Juste avant de structurer la 4ème circonscription* et d’attirer l’attention de Jean-Paul Delevoye au comité d’Investiture, elle participe à La Grande Marche (avril-sept 2016). C’est l’occasion d’aller à la rencontre des électeurs, « de comprendre les espoirs, les inquiétudes et les envies de l’autre, déterminantes de leurs choix ». En revanche, pas moyen pour elle d’échanger avec le futur chef d’Etat…

Désormais, si Macron lui donne de l’énergie, elle doit surtout se concentrer sur son propre combat : obtenir le soutien de Louveciennes. Ce qui ne  l’effraie pas du tout puisque sa position renforce les effectifs féminins locaux: « Les Yvelines a largement été tenu par des hommes de 50- 60 ans. Je constate aujourd’hui que sur 12 circonscriptions, 9 candidates se sont investies ». Un résultat satisfaisant pour elle, qui survient juste après la formation du nouveau gouvernement. « Il y a une dynamique au niveau national avec les nominations d’autant de femmes que d’hommes au gouvernement. Ce sont des signes encourageants de la volonté d’Emmanuel Macron de faire de la parité, une réalité dans son quinquennat ».

Motivée face à 15 candidats

Même si la concurrence est rude, elle reste loyale dans les Yvelines. « J’ai 15 autres candidats en face de moi aussi je ne fais pas de traitement différencié pour M. Fournier. Nous faisons comme pendant la campagne présidentielle, une campagne bienveillante et positive avec la volonté de convaincre et non pas de dénoncer ».

De l’attractivité pour Louveciennes

Pour se présenter, croire ne suffit pas. Elle veut des projets concrets pour les jeunes. « Qu’ils soient de droite ou de gauche, il y a une très forte attente en Emmanuel Macron et dans ses représentants nationaux. Sur l’insertion professionnelle, la transition écologique, la préservation du système de retraite ou encore des inquiétudes quant à la capacité de notre génération à devenir propriétaire ». Et puis, ils sont encore trop nombreux à « quitter le département pour leurs études ou au début de leur parcours professionnel ». L’idéal serait donc de repenser l’attractivité du territoire avec si possible, des initiatives portées sur « le transport, considéré comme l’une des compétences de la région » , comme sur le numérique, la création d’entreprise et l’accès au logement. « Notre circonscription, intégrée au Grand Paris, ne bénéficiera que très peu des nouvelles infrastructures. Seule Houilles devrait être concernée. Il y a aussi une pression sur le rer, l’A86 et l’A13 »  Elle porterait également une attention particulière aux projets de loi sur la moralisation politique. « Il faut faire une loi équilibrée qui rappelle que servir la nation doit être une fierté. Ce n’est pas de stigmatiser les élus ou de les priver de moyens d’actions mais reconnaitre qu’ils ne sont plus une classe de privilégiés ».

 « La place de député n’est pas un acquis!»

Ex attachée parlementaire, Marie sait aussi comment enclencher des démarches auprès de grands acteurs. « À l’Assemblée, le travail consiste à suivre l’élaboration des projets de loi en proposant des amendements et participer aux débats en commission. En circonscription, ce sera entretenir des relations avec l’ensemble des acteurs: institutionnels, économiques et de la société civile. Et être attentif aux demandes et jouer le rôle de facilitateur entre le local et le national ».

L’expérience lui aura donné envie de nouveauté. Elle clame : « Je veux faire de la politique autrement. Si le député est un élu de la nation, il doit davantage s’appuyer sur les réussites locales de son territoire et les porter en exemple à l’Assemblée Nationale ». Un député selon elle, doit « être le relais auprès des institutions compétentes (région, société du grand paris…) pour faire en sorte que ce territoire ne devienne pas un enclave ».

Toutefois, rien n’est gagné d’avance.  « La place de député n’est pas un acquis parce que je fais partie du mouvement de la majorité présidentielle ». Si on venait à l’élire en tout cas, elle enclencherait aussitôt son chronomètre : « Je me mettrais immédiatement au travail car la session reprend le 27 juin. Il faudra à ce moment là avoir une équipe prête pour être efficace ». Loin des débats sinon, elle évacue la pression par le sport: par le badminton en compétition.

 * La quatrième circonscription des Yvelines comprend Chatou, Houilles et Marly-le-Roi
*Elle veut se concentrer à 100% sur cet objectif car elle n’a pas d’autre mandat.

 

marielebecbadminton

 

Valentine Puaux