A Pau, la démission de François Bayrou divise

Après un mois et quatre jours au poste de Garde des sceaux, François Bayrou voit son aventure ministérielle toucher à sa fin. Ce mercredi, le ministre de la Justice a annoncé qu’il ne ferait pas partie du prochain gouvernement du Premier ministre Edouard Philippe.

Une décision qui résonne déjà entre les murs du conseil municipal de Pau. Les conseillers municipaux ont eu la nouvelle en même temps que le reste des Français: « Je l’ai su en allumant la télévision ce matin. Nous n’avions aucune idée qu’il reviendrait aussi tôt », raconte Claire Bisaire, conseillère municipale. Même du côté de l’opposition, les élus locaux pensaient que le Maire béarnais conserveraient ses nouvelles responsabilités après le remaniement: « Je ne pensais pas qu’il reviendrait aussi vite », explique Jérôme Marbot, conseiller municipal de Pau pour le Parti Socialiste.

C’est un peu désagréable pour nous

La surprise passée, la déception enfle. Selon l’opposition, François Bayrou se sert de la Mairie paloise comme d’une « roue de secours »: « Il est parti pour son ministère et maintenant que ce n’est plus d’actualité il va revenir à ses fonctions de Maire. C’est un peu désagréable pour nous et pour les Palois », explique Jérôme Marbot.

Au cours de son mois ministériel, François Bayrou n’avait pas laissé sa place à son adjointe. « Il a tenu à honorer ses engagements de Maire jusqu’à au moins la fin du mois de juin. Il devrait notamment être là pour le conseil municipal du 30 juin », se réjouit Claire Bisaire qui fait partie des soutiens de l’homme politique: « On lui réservera un accueil plutôt positif. Enfin, du côté de la majorité en tout cas ». Parce que dans les rangs de l’opposition, l’heure est à la critique: « Il démontre qu’il n’a pas envie d’exercer son mandat municipal. Il n’est pas très souvent à Pau. Même avant qu’il soit ministre, il n’était pas très présent à la Mairie », conclue Jérôme Marbot.

Comme par prudence, François Bayrou n’avait jamais démissionné de ses fonctions de Maire.

Clémence Forsans